mercredi 25 août 2010

Quand voyage rime avec pèlerinage

Je vous ai laissé bien trop longtemps sans nouvelles mais j'ai une bonne excuse : après notre séjour dans les Tatras slovaques, nous avons rallié Bojnice et Solcany, fief de la famille de mon arrière grand-père qui s'exila en France voici maintenant 90 ans. Grâce à ma mère qui a toujours correspondu avec eux, nous avons pu à notre tour les rencontrer, et il est peu de dire que cela fut riche en émotion.
J'écris présentement depuis le Gers, où nous sommes depuis lundi soir. Il est bien doux de retrouver les champs gazouillants bien qu'un peu surchauffés en ce moment, le foyer , un clavier azerty et ses accents français et... les Bd bien sûr. Depuis le temps qu'on n'avait pas pris le temps d'ouvrir un livre, je peux vous dire qu'on se rattrape.
Depuis qu'on s'est quittés, nous avons visité la fameuse grotte de glace, superbe, ainsi qu'un village de bois reconstruit après avoir été inondé, passionnant.
Puis nous avons pris la route de Bojnice, où habite une partie de nos lointains cousins. Quel accueil incroyable ! Nous y avons passé deux journées denses et inoubliables, sans compter que la veille du départ nous apprenions par téléphone la naissance de mon neveu Angelo ! Bon, l'événement nous aura fait boire quelques verres d'eau de vie, mais c'était beau de partager cette nouvelle avec eux.
Le plus émouvant fut cependant Solcany, village de naissance de l'arriere grand-père. Là, je me sentais véritablement chez moi, comme si j'y avais toujours vécu. Etonnant. Nous y avons été couverts de cadeau, jusqu'à la mairie où nous sommes allés pour faire des recherches, qui nous a gracieusement offert de belles reproductions de photos anciennes.
Chez Eva (une cousine) nous avons découvert le rêve américain à la slovaque et comment des jeunes ont pu bâtir dans les années 70 une communauté indienne malgré le régime communiste. Une bien belle histoire que nous ne nous attendions pas à trouver. Ils ont construit en pleine forêt une maison en bois (rata) décorée de superbes totems faits maisons plus vrais que les vrais... Une heure de marche pour y aller, un livre magnifique entièrement écrit et dessiné à la main pour raconter leur histoire... autant vous dire qu 'on a passé du temps avec eux.

Tout plein de nouvelles photos toujours à la même adresse :
http://picasaweb.google.com/Choux.photos/2010EuropeCentrale#

Les commentaires n'y sont pas encore mais cela ne saurait tarder !

mercredi 11 août 2010

Photos et commentaires !

Au fait, il y a de nouvelles photos, avec des commentaires depuis le debut pour ceux qui avaient du mal a suivre.

C est toujours sur Picasa

http://picasaweb.google.com/Choux.photos/2010EuropeCentrale#

Tatras ou patatras, la montagne des avions

Ahoj !

Nous avons quitte Bratislava depuis quelques jours deja. Ville qui, comme je l ai deja dit, nous a enchante. Ville de contrastes cependant, il ne faudrait pas omettre de le dire, car les Sovietique ont laisse ici leur patte indelebile. Si le vieux centre est etonnamment preserve et renove, tout autour ont fleuri barres et usines en tout genre, sans aucun menagement. Du haut du chateau, le massacre est bien visible ! Mais ce qui est surtout choquqnt, plus que tout cela, c est cette autoroute qui traverse le centre et passe au nez et a la barbe de la cathedrale... Certes, sur un pont interessant du point de vue de l architecture... mais oui l autoroute passe a 5 metres de la cathedrale avec un simple cordon de separation !! Bonjour le bruit et la securite, sans parler de la pollution.

En quittant Bratislava vers les mont Tatras a bord du Kangoo de mes parents - fini le velo - nous n avons pas manque de remarquer quelques jolies centreales nucleaires dotees de 4 ou 5 cheminees...

En dehors de cela le pays est magnifique et ressemble par endroit a la France. Nous avons traverse des regions vallonnees que l on pourrait aisement confondre avec la route Toulouse-Auch ! Et les Tatras, pres desquels nous sommes loges, ont des faux airs de Pyrenees. Nous y avons fait deux jolies balades mais le beau temps est difficile a trouver dans ces montagnes. meme lorsqu il fait beau en plaine, les nuages y sont invariablement presents. Nous avons ete tres etonnes en tout cas d y trouver quantite de randonneurs. Ils sont drolement sportifs par ici ! Qui plus est, vu le niveau de vie du pays, ils sont etonnamment bien equipes en materiel de montagne. Les randonneurs sont Slovaques mais aussi Polonais ou Tcheques. Bien sur nous etions les seuls francais et suscitions la curiosite. Les gens hesitent souvent, ils ne savent pas differencier l espagnol de l italien ou du francais. Pour eux, ca se ressemble !

Ce qui est dingue egalement, c est la vitesse a laquelle ils grimpent. De vrais avions ! Alors qu on grimpait deja a un bon rythme, on se faisait encore depasser ! Surtout au debut, ensuite ca allait mieux pour notre moral et Bruno a sauve l honneur en les depassant sur la fin. Mais ils ont la peche !! On s est meme fait doubler par des filles en basket et boucles d oreilles. Si si... Bon, on les a redoublees sur la main courante, mais quand meme. C est pas dans les Pyrenees que ca nous arriverait.

La foret est magnifique meme si elle a ete serieusement endommagee par un insecte qui a tue les arbres a petit feu. Morts ou presque morts, les arbres ont ete acheves par une violente tempete et certains coins sont ravages. Ils replantent aujourd hui en essayant de diversifier les cultures, on les voit se demener des le petit matin.
Les sentiers de randonnees sont entretenus comme jamais encore je nen ai vus. Les pierres sont amenagees de facon a faire des escaliers, de vraies autoroutes jusqu aux cretes. Ca a du etre un boulot titanesque.

Voila, que dire sinon qu on se ruine ici beaucoup moins qu en autriche et qu on peut se payer un gueuleton avec vin et dessert pour 20 euros, a quatre... Que les paysages sont superbes et les villes adorables. Le patrimoine est vraiment riche et nous n avons pas fini d en decouvrir ! Nous venons de visiter un superbe chateau du XIVe siecle tres bien renove ou on a pu visiter toutes les salles, de la cuisine a la salle des executions... n etaient pas tendres et ils n envisageaient pas de tuer les gens d un simple coup de sabre !!

Demain nous devrions voir des grottes, tres reputees notamment une de glace. On vous en dira des nouvelles !





jeudi 5 août 2010

Bratislava e bella !

Eh oui nous sommes a present a Bratislava, adorable capitale de la Slovaquie et terminus de ce periple cycliste ! Cette ville est magnifique et vraiment attachante, on s y sent tout de suite chez soi.

On a change totalement de style par rapport a Vienne mais ce dernier nous plait tout autant. Une ville a taille humaine, du moins pour ce qui est du centre historique, un tourisme modere qui permet de profiter de la ville en toute quietude, des statues originales qui parsement la ville de clins d oeils humoristique, et un patrimoine important que les autorites restaurent a grandes enjambees. bref, on s y plait beaucoup et ce sejour en Slovaquie comence sous les meilleurs auspices. Bien sur, nous avons retrouve les parents sans difficultes a l hotel Kyjev, tour sovietique de 15 etages ou on retrouve la presque totalite du touriste francais...

C etait emouvant de rallier cette ville par bateau depuis Vienne, le voyage initiatique sur les traces de mon arriere grand pere touche a sa fin puisque nous serons bientot aux sources de la famille !

Pas de photos de Slovaquie encore mais les photos de Vienne sont bien sur Picasa, et non il n y en a pas qu une :

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Au fait, pourquoi ce titre en italien, me direz vous... Tout simplement parce que Bruno est a chaque coin de rue interpelle comme un citoyen de la grande botte. Ici, Bruno est Italien, tenez le vous pour dit !

Arrivederci !


mardi 3 août 2010

Vienne












Les photos de Vienne sont arrivees. Toujours a la meme adresse !

lundi 2 août 2010

La route du vin fut arrosee

Voila bientot trois jours que nous sommes a Vienne, ville somptueuse s il en est. Nous ne savons pas ou donner de la tete tant il y a ici de belles choses a voir, et nous avons la chance d en profiter sous un genereux soleil. C est que celui ci ne nous a pas accompagne fidelement ces jours derniers. Mais le soleil, c est un peu comme un vieil ami : lorsqu on le retrouve apres une longue absence, on oublie tres vite les moments passes sans lui.

Nous vous avions quittes, tres chers et fideles lecteurs, alors qu a Linz nous venions d atteindre le Danube. Beau Danube bleu, comme le pretendent certains. Oui mais voila, c etait compter sans une capricieuse meteo. La depression qui nous avait passablement mouille a Salzburg ne semble pas vouloir nous lacher si facilement... Et le Danube, on ne l a jamais vu bleu; plutot marronnasse pour etre exact.

C est ainsi que la derniere ligne droite du voyage - a Linz, ca sentait deja fort l ecurie - n a pas ete la plus aisee bien qu elle ait ete rigoureusement plate. Heureusement que nous avions une excellente tente et de l avance sur le planning ce qui nous a permis de passer entre les gouttes la majorite du temps... a l exception de deux etapes ou nous avons roule sous une pluie battante. Et c etait precisement le moment ou nous arpentions la fameuse route du vin, magnifique meme sous la pluie, avec ses vignobles accroches aux montagnes qui plongent vers le Danube. Le patrimoine y est exceptionnel, c est peu de le dire, et chaque village recele des tresors qui rejouissent l oeil.

A Grein, nous avons apprecie la simplicite du village et la beaute de ses maisons medievales, au dessus desquels trone un superbe chateau, elegamment place dans un ecrin de montagnes. A ce moment le Danube sinue, resserre au milieu de montagnes, c est superbe.

Plus loin c est un manoir des Habsbourg qui lorgne avec arrogance le cours du Danube depuis un perchoir eleve... ou encore cette abbaye gigantesque que l on apercevait depuis le camping de Krems. Krems, d ailleurs, un veritable bijou cette ville...

Que de choses a voir et a revoir, a coup sur il faudra revenir ici pour les admirer a nouveau. Le Danube c est quelque chose !

Je ne parle meme pas de Vienne tant il est difficile de prendre du recul sur ce que nous voyons... Un patrimoine invraisemblable de richesse, une beaute et un charme incroyable, un cafe glace delicieux et de succulents apfelstrudels...

Encore plus que l Allemagne sans doute, l Autriche nous a seduits. Les villes autrichiennes respirent la culture, la musique, l harmonie.

Comme en Allemagne, on mange ici un pain succulent qui a de quoi faire rougir la moindre de nos boulangeries. Sans mentir, si la France se pretend le pays du pain, que dire de l Allemagne et de l Autriche ! On n a pas ete decu une seule fois et meme dans les grandes surfaces on trouve un pain delicieux. Alors qu en France, combien de boulangeries estampillees comme telles vendent un pain blanc inmangeable ! Ils doivent etre malheureux quand ils viennent chez nous.


Pas de photo pour le moment, malheureusement, car dans le cyber cafe ou nous sommes - Hoher Markt s il vous plait, a deux pas de Stefanplatz - il n y a pas paint !

Gros bisous de Vienne, demain nous rallierons Bratislava par bateau: a bientot !

mardi 27 juillet 2010

Le camping sauvage c est fantastique

Meme sous la pluie, la ville de Mozart a su nous seduire, et nous y retournerons sans doute.
Nous l avons quitte voici maintenant deux jours, en direction de Vöcklabruck. Le probleme, et nous le savions, c est qu il n y avait aucun camping sur l itineraire. Pas un avant Linz ! Bruno a bien envisage de me faire parcourir la distance en seul jour mais 130 km (en fait ce sera 165 !) c etait peut etre un peu beaucoup et j ai raisonnablement decline l offre.
On est arrive a Vocklabruck frais et dispos car l etape etait courte (77 km) et a eu le bohneur d etre totalement seche. La pluie semble nous lacher pour le moment, meme si le soleil joue a cache cache avec les nuages.
Puisque meme en roulant un maximum nous ne trouverions aucun camping, on decide de s arreter dans le coin et de faire du sauvage dans une foret que l on apercoit au dessus de la ville. Et c est parti pour une ascension imprevue d un sacre col avec moult lacets. Heureusement que les jambes ont du repondant !

Mais nous avons beau chercher, nul endroit ne semble se preter a la discretion du camping sauvage : la foret est bien trop clairsemee, depourvue de sous bois et assez frequentee: un sentier de randonne la sillonne... Nous explorons un peu les environs, rien. Rien que les proprietes de fermes. Il nous reste l ultime solution : demander a camper sur un terrain prive. On voit un gars faucher de l herbe et on demande. Dur dur de se faire comprendre ! Mon allemand deja hesitant est mis a mal par un interlocuteur dur de la feuille et pas tres finaud.
Pas tres sur de sa reponse, on va demander a la maison voisine; la, l accueil est chaleureux mais ils ne sont pas proprietaires du terrain. Quel dommage ! le proprio est bien le vieux fou a qui l on vient de parler. La femme propose de lui parler a notre place, ce n est pas de refus. Apres l avoir interroge, elle explique qu on peut s installer apres le pont, de preference sur le goudron. Elle ajoute qu on peut revenir la voir en cas de besoin ! On y va, on commence a sortir la tente... Mais il y a au dessus une maison et on a l impression d etre sur leur terrain a eux: On nous a quand meme pas envoye camper chez le voisin ?
Au cas ou... Allons demander. La femme ne parle pas anglais, reste aimable mais nous fait clairement comprendre qu elle ne veut pas qu on campe ici. Un peu desesperes on plie bagages et on retourne a la maison ou l accueil etait bon. On ne retrouve pas la femme du debut (mystere) mais quatre autres personnes toutes aussi serviables les unes que les autres. Nous expliquons notre probleme et demandons ou on pourrait trouver de quoi se loger sur Vöklabruck. Aie, il n y a que deux hotels... ca risque d etre dur pour nos finances...Ils essaient de nous expliquer mais ca na rien d evident alors l un d eux propose de nous y mener en voiture, apres quoi on ira en velo : trop aimable ce monsieur ! Il ne fait que dire qu il est desole de ne pouvoir prendre les velos sur sa voiture mais pour nous peu importe: on a encore des jambes pour pedaler.
Le premier hotel est ferme le dimanche : original.
Le deuxieme est ouvert mais il faut attendre que le patron revienne de chez lui... l hotel est probablement vide. Le prix est exorbitant. Grace a notre ami autrichien, on obtient une substantielle reduction mais ca nous fait quand meme du 78 euros la chambre.
Conclusion : le camping sauvage en Autriche, ca revient cher mais on rencontre plein de gens !
Ah au fait, petite anecdote rien que pour vous : une limace salzburgeoise a fait le trajet dans ma sacoche... Elle a fait un vol sur les toits de Vöcklabruck la pauvre bete.
Au final l hotel etait tres confortable, on a pique des sachets de the au buffet du petit dejeuner et on a pu laver nos affaires. On n etait pas si malheureux. Et hier soir, nous avons rallie Linz a l issue d une etape charmante sur des pistes cyclables tres nature. On a fait 90 km mais comme c etait plat on s en est a peine rendus compte !
Aujour dhui nous avons vu le Danube pour la premiere fois, emotion ! On a l impression d etre presque arrives a Vienne. La ville de Linz est jolie mais ne nous a pas laisse une si grande impression que cela. Il faut dire qu apres Salzburg la concurrence est rude !


samedi 24 juillet 2010

L enfer, c est les limaces

Deuxieme jour a Salzbourg car le temps est decidement passe a la pluie... et quelle pluie ! Ca n arrete plus. Nous avons donc decide, plutot que de pedaler la dessous de rester un jour de plus. Esperons que demain soit meilleur !

Nous squattons notre cyber cafe bien sympa, situe dans une de ces maisons salzburgeoises qui semblent comme accrochees au rocher.

L enfer, c est les limaces, ai je ecrit en titre. Vous auriez peut etre pense, naturellement, que c etaient plutot les moustiques. Et vous n auriez pas eu tort : il y a quelques jours, en grimpant une pente ultra raide en foret, on a traverse un nuage dense de moustiques (pire qu en Ecosse) et ils nous ont bien bouffes ces salopards. C etait un avant gout de l enfer car on ne pouvait ni les chasser ni attraper le produit !!

L avantage des moustiques cependant, c est qu ils ne bavent ni dans vos chaussures ni dans vos chaussettes, que vous ne retrouvez pas le matin venu votre assiette remplie de moustiques baveux, et que vous ne risquez pas, en aerant votre tente, de vous retrouver avec un moustique colle au cuir chevelu. Et surtout, surtout, le moustique ne resiste pas au produit cinq sur cinq tropiques !!!

Alors que la limace... la limace est partout, omnipresente... Et je vous assure que tout ecolos que nous sommes, l idee du genocide nous titille drolement. Je crois qu il convient decemment d ajouter a la liste de voyage un herisson compressible ou une boite de ferramol ! C est a se demander comment ils arrivent a cultiver des salades dans le coin...

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vendredi 23 juillet 2010

De la Baviere a Salzbourg

Guten Tag !

Tout d abord les photos sont la, j avais oublie de mettre le lien la derniere fois.
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Nous voici a Salzburg, que nous avons ralliee hier apres midi sous un cagnard memorable. Voici atteint apres 730 km de pedalage le premier veritable objectif de ce voyage. On aura mis une heure et demie a trouver le camping, mais ca y est nous y voici installes pour au moins deux nuits et pourquoi pas trois, ca dependra du temps.

Depuis Constance, puisqu on ne vous a plus parle depuis, faute de mieux (pas d acces internet) nous avons traverse la campagne bavaroise : il est peu de dire que ses paysages vallonnes ont un sacre cachet, et il n est rien de mieux que le velo pour decouvrir la geographie d un pays. A velo, on voit tout, on entend tout, du gazouillis du ruisseau qui borde la route au meuglement des vaches qui rythme avec vigueur notre periple cycliste. A ce tableau idyllique il ne faudrait pas oublier l omnipresente odeur de fumier (les champs en sont recouverts) et le fretillement des mouches et moustiques. Avis aux amateurs, ne vous aventurez pas dans ces contrees sans une artillerie lourde, sans quoi les moustiques ne vous laisseront aucun repit.

On ne vous le cachera pas, la Baviere ca n est pas exactement plat. Cependant comme on s attendait a pire avec Eva ca ne nous a finalement pas paru si terrible. Et puis l avantage des cotes, c est qu ensuite ca descend n est ce pas... et quand on a bien transpire, ca fait une sacre climatisaion gratuite. En plus quand ca monte, on a largement le temps de contempler les paysages, de regarder les vaches droit dans les yeux ou de s amuser a compter les buches que les habitants alignent avec un soin inegale.

Les fermes, tout en bois et bordees de fleurs, sont d une taille impressionnante : j imagine qu il doit s agir d habitats collectifs mais nous avons oublie de demander. Elles sont propres et soignees jusques dans les etables, ca fait reflechir lorsqu on compare a nos fermes gersoises... Ce qui est etonnant aussi c est cette maniere d etre regroupees en hameaux et non isolees come nous en avons l habitude; parfois on croit arriver dans un village et en fait ce n est qu un regroupememt de fermes avec une eglise au milieu : pas de place du village, ni de fontaine, ce qui n est pas agreable pour le cycliste en manque d eau. Et on a la surprise de voir la porte de l etable faire face a celle de l eglise !


La Baviere, c est de la bonne colline qui monte quand meme jusqu a 1000m (il faut pedaler un peu pour y arriver) avec les Alpes en ligne de mire et, surtout, une foret de toute beaute qui recouvre tout ce qui n est pas cultive : je ne donnerai pas le nom des arbres avec certitudes et j espere que Gilles ne m en voudra pas si je parle d epiceas. Cette foret a elle seule, si differente de celles que nous connaissons, donne tout son charme a cette region particulierement traditionnelle et rurale. Cela, sans compter les nombreux lacs ou rivieres dans lesquels nous avons fait trempette, ce qui est un remede souverain a la surchauffe musculaire de la journee ! A noter que si les Allemands ont peu de cotes en dehors de la mer du Nord, ils ne manquent pas de mers puisque les lacs sont consideres comme tels : Bodensee, Starnberger See, Chiemsee... On se croit la bas comme a la mer, si ce n est que la plage est faite d herbe et non de sable et qu elle est ombragee de grands et superbes arbres. Je ne suis pas certaine qu ils perdent au change ! Ok, il ne faut pas oublier la creme anti moustiques et les sandales pour les galets, mais sinon c est bien sympa.

Grace a Eva qui connait des gens un peu partout nous avons eu la chance ensuite de decouvrir une maison allemande de l interieur, a Bruckmühl au sud de Munich. Nous y avons ete accueillis comme des rois par une bien sympathique famille. Et quelle surprise, alors que la ville de Bruckmühl est assez detestable, la maison et son jardin etait un petit paradis - paradis que l on n aurait pu decouvrir sans cela.

Eva nous a quitte peu apres et a pris le train pour Munich. Nous avons donc rallie Chiemsee puis hier Salzburg avec une equipe reduite a deux, ca fait bizarre au debut. La derniere etape, avec une grosse chaleur et beaucoup de cotes, etait de loin la plus eprouvante. Je pense a Nico et je me dis quand meme qu il a peut etre bien fait de ne pas venir !!

Quant a Salzburg, nous commencons juste de la decouvrir mais nous sommes deja sous son emprise. Le centre historique n est pas bien grand mais c est un veritable bijou. Ses petites ruelles, ses enseignes ouvragees, ses maisons du moyen age, tout cela surplombe par l enorme forteresse donne a la cite une ame et un cachet indeniables.


Gros bisous a tous, lieben Gruß und... bis bald !

jeudi 15 juillet 2010

De Mulhouse a Constance

Nous sommes arrivés hier a Constance apres trois premiers jours de pédalage, ce qui nous fait pour le moment un peu plus de 230 km ! Les jambes sont un peu dures mais ca va.

Avant hier nous avons traversé Bale, très jolie ville avec des facades peintes et des vélos partout. Nous ne sommes vraiment pas tout seuls sur la route, les cyclos sont presque plus nombreux que les voitures en ville. Et personne n´attache son vélo à l´arret, c´est impressionnant la confiance qui règne ici. Par contre, la Suisse c´est quand meme drolement cher ! On a paye 28 euros pour de toutes petites courses...

A partir de Bale nous avons remonté le Rhin : il a un debit très fort et l´eau semble courir devant nous. La tradition ici est de se laisser dériver au fil du courant, accroché à une bouée qui contient chaussures et vetements : pratique lorsqu´on sort de l eau. Ils nous donnent envie à patauger ainsi gaiement dans la flotte...

Le soir, apres 95 km dont une bonne partie sous l´orage et la flotte, pas moyen de trouver un camping. Apres bien des tours on s est rabattu sur un hotel grec, le Delphi. C etait un peu la galere du permier soir.

Le lendemain, etape sous le soleil jusqu a Hoettingen, ou on trouve cette fois un super camping au bord du Rhin: il fait super beau et on s essaye a la coutume locale, se laisser deriver ! C est tres agreable et surtout ca delasse incroyablement apres une journee de pedalage.

Hier, encore une etape sous un beau soleil, trop beau sans doute car il fait vraiment tres chaud. On traverse de nombreux petits villages typiques et les bords du Rhin sont superbes, motamment les Rheinfall (chutes du Rhin) a Schaffhausen.
Et puis enfin arrivee au lac de Constance, camping et bain dans le lac ! Le fond est un peu vaseux mais il n empeche que c est tres agreable. En revanche le soir, nous avons juste le temps de manger et l orage tonne.

Il a plu toute la nuit et encore ce matin, la nous faisons quelques courses en ville avant de repartir par le ferry pour traverser le lac jusqu a Friedrichschaffen. Et si on peut, pedaler avant ce soir jusqu a Lindau !

Tschüs ! Bis bald !

mercredi 7 juillet 2010

Notre itinéraire. Départ demain !

Nous sommes à la veille du départ, ou presque, puisque nous faisons d'abord un détour par Paris avant de rallier Mulhouse le 11 au soir, par train.

Nous partons demain direction Paris avec étape. Après-demain, Fontainebleau; le lendemain, samedi, on est "de mariage". Dimanche à Paris gare de l'Est, rendez-vous avec Eva, notre coéquipière ariégeoise : on prend le train pour Mulhouse avec nos vélos.

Et ensuite, les choses sérieuses commencent !

Voici en gros notre itinéraire :
Mulhouse, départ le 12 juillet au matin.
on suit le Rhin jusqu'au lac de Constance.













De là, on rallie le sud de Munich par routes jusqu'à une petite ville, Bruckmühl.
Ensuite, routes jusqu'à Salzburg en Autriche.
























Puis routes jusqu'à Linz.

























De Linz jusqu'à Vienne puis jusqu'à Bratislava (Slovaquie), on suit la Donau radweg, piste cyclable qui longe le Danube.

Normalement, on est le 31 juillet à Vienne et le 3 aout, à Bratislava.

A l'hôtel Kiev RDV avec mes parents qui arrivent eux en voiture !

Ensuite, nous découvrirons quelques-uns des membres slovaques de ma famille que seule ma mère connaît pour le moment. Nous irons randonner dans les Tatras pendant une semaine avant de rentrer, vélos sur le porte bagage du kangoo, par la République Tchèque et l'Allemagne (en faisant du tourisme bien entendu).
Jusqu'à Annecy, où une naissance sera imminente...

samedi 1 mai 2010

Choix du matériel : liste !

Voici une première liste de matériel, sans doute un peu lourde encore mais qui s'inspire des listes d'expés... il y a sans doute des choses qu'on pourrait supprimer du fait de la proximité de la "civilisation": c'est à réfléchir. Tout dépendra du poids total. Il faut que ça rentre dans les sacoches, voilà tout !

Accessoires

-Lunettes de soleil (indice 4)

-Petit sac à dos (entre 15 et 30 L maxi ville & rando)

-Boules quiès & bandeau pour la nuit

-Frontale et/ou lampe dynamo LED

-Platypus (facultatif)

-Bidons fixés au cadre (2 x 1 l)

-PQ & kleenex

-Sacs poubelles résistants (fibres végétales)

-Tendeurs & sangles

-Boussole

-Antivol en U (prendre clef secours)

-Bâche(s) protection vélo (tapis de sol bis)


Bouffe

-Fruits secs (amandes, abricots, raisins...)
-
Pain d'épices
-
Cubes bouillon, sel, poivre & aromates
-
Thé, maté, café, chicoré...
-
(le reste est à acheter chaque jour afin de ne pas charger trop les sacs).

Bricolage

-Pince multifonctions

-Clés Allen

-Fils de fer & chatterton

-Outils (kit réparation)

-Colle & rustines

-Huile

-Chambres à air (attention mesures & valve)

-Rayons de rechanges (?)

-Adaptateur / embout de gonflage


Cuisine

-Réchaud Pocket Rocket MSR

-Cartouche(s) de gaz

-Briquet tempête & allumettes

-Casseroles

-Assiettes & verres ou gobelets métalliques

-Cuillère plastique (fourchette facultative)

-Couteau économe

-Ouvre boite, tire bouchon & décapsuleur

-Éponge & petite bouteille liquide vaisselle


Couchage

-Tente Bionnassay

-Matelas auto-gonflants

-Petit duvet (adapté pour été)

-Sac de couchage ou couverture /2 en polaire

-Couverture de survie (secours & tapis de sol)

-Oreiller gonflable (facultatif !)


Loisirs & détente

-Bloc notes

-Stylo, crayon, gomme & taille crayon

-Jeux (cartes, dés)

-Lecture(s)

-Maillot de bain


Matériel vélo

-Bonne selle avec gel (très important – selle Italia Lady gel flow)

-Bon cuissard

-T-shirt cycliste (résistant en cas de chute)

-Gants cycliste avec gel / amortir chocs & canal carpien

-Cale pieds à lanières

-Garde boue (important / intempéries si on ne veut pas finir couvert de boue...)

-Sacoches arrières (étanches) : Vaude aqua pro. Sinon, on peut opter pour des sacoches non étanches avec housses... moins onéreux. Efficacité ??

-Sacoche de guidon (MSX par exemple) avec porte carte

-Gonfleur avec indicateur de pression

-Pneus Schwalbe Marathon Suprême

-Vérifier état chaîne, plateaux & pignons

-Vérifier état freins (prévoir patins rechange)

-Vérifier état câbles freins et dérailleur

-Réglages selle, guidon... adaptés (important)

-Sonnette (mécanisme simple)

-Béquille

-Compteur (au moins / une personne)

-Cornes de guidon (important)

-Éclairage LED (à pile) & réflecteurs

-Porte bagage (adapté poids transporté)

-Petit rétroviseur (facultatif)

-Casque (facultatif)


Papiers & paiement

-Petit porte-monnaie

-Chéquier (?)

-Adresses famille & amis

-Adresses camping & Décathlon (sur trajet)

-Cartes plastifiés


Technologie

-Appareil photo

-Batterie(s) APN & chargeur

-Lecteur SDcard USB

-Baladeur mp3 & enceintes

-Clé USB (avec logiciels framakey)

-Piles & chargeurs (?)

-Panneau solaire & câbles (?)

-Téléphone(s) & kit charge

-Montre Sunto (baromètre et température)


Toilettes

dans un sachet congélation

-Savon de marseille

-Shampoing bio transvasé en petite bouteille

-Dentifrice & petites brosses à dents coupées

-Rasoir et lames de rechange

-Peigne ou brosse à cheveux mini

-Petit miroir

-Coupe ongle

-Pince à épiler

-Serviettes micro fibres

-Lingettes nettoyantes


Pharmacie

dans un sachet congélation

DOULEURS

-aspirine 500mg › ttes les 4h

-ibuprofène 400mg › ttes les 6h

-Phloroglucinol 80mg › règles

-Préparation (HE ravensare, lavande, camomille + HV amande douce) › règles

-HE camomille › aphtes

-Clous de girofle › dents

BRULURES / SOLEIL

-eau abondante + HE lavande pure

-Préparation (HE lavande, HV amande douce et argan, aloe vera)

MUSCLES

-Vitamine C acerola

-Kamol › chauffante

-Préparation HE › anti fatigue

CHOCS

-Arnica montana 30 CH › 3gr

-HE lavande

PIQURES / MORSURES

-Apis mellifica 15 CH › 3gr

-HE lavande

-homéoplasmine

YEUX

-Biocidan collyre › Valable 1 mois – 1g 3/4 x par j

MATERIEL

-sparadrap, ciseaux, bétadine

-compeed › ampoules

-bande, pansements, compresses

-strapal › entorses

-stéristrips › plaie propre

DIARRHEES

-Micropur › 1/litre (2h)

-HE tea-tree › voie interne

-Tiorfanor › 1 d'emblée puis 2/j – pas de dose double !

-Trimebutine › 3x 1/j

-carbophos › 1 après le repas


Vêtements & chaussures

Sandales & basket (assez rigide / pédaler)

Cheich, casquette et/ou chapeau

Tenue de pluie (pèlerine, veste...)

Sur-chaussures gortex (Vaude)

Pantalon(s) convertibles

Pantacourt(s)

Survêtement (confort / bivouac - facultatif)

Couche(s) polaires


Réglages à faire avant le voyage

– La selle : elle doit être réglée à une hauteur telle que le cycliste bien assis, la jambe tendue mais sans raideur, puisse poser son talon déchaussé sur la pédale, la manivelle étant dans le prolongement du tube vertical (ou tube de selle). En outre, la pédale à l’horizontale doit être située sensiblement à l’aplomb du centre de la selle (s’aider au besoin d’un fil à plomb). La selle doit être légèrement inclinée en arrière, le bec à environ 1 cm au-dessus du croissant arrière. Cette position évite des douleurs insupportables.

– Le guidon : il doit être situé légèrement en dessous (2 à 3 cm) du bec de selle réglée au préalable comme indiqué ci-dessus. La distance entre la selle et le guidon sera égale à celle de l’avant-bras du cycliste, la main ouverte, le coude appuyé sur le bec de selle, le bout des doigts arrivant à l’axe du guidon : il suffit pour cela de choisir la longueur appropriée à la potence qui supporte le guidon.


– Le pied : il sera placé de telle sorte que l’articulation des doigts repose bien sur la pédale, en n’appuyant que la cheville et non sur la pointe du pied.


– Le choix judicieux des développements : permet de rouler avec facilité sans s’épuiser et de passer partout en toutes circonstances (vent debout). Il faut avoir deux (ou trois) plateaux à l’avant (pédalier) et quatre (ou cinq) dentures à l’arrière (roue libre). En fait, le seul critère vraiment important est d’avoir un petit braquet qui permette de grimper n’importe quelle montée.


Pour l'achat, si on ne trouve pas chez son fournisseur habituel, le site cyclo randonnées est très bien et très fiable. Voici le lien pour les sacoches Vaude.

Les pneus Marathon Schwalbe sont les meilleurs du marché : garantis sans crevaison. Certains auraient fait un tour du monde avec sans la moindre crevaison ! Attention cependant à prendre la bonne taille adaptée à son vélo ! Pour cela, plus de choix directement sur le site de schwalbe.

Pour les selles et les gants (sur un autre site, que je ne connais pas), mais c'est pour avoir la référence et l'image !)

samedi 27 mars 2010

Nouveau départ

"Une chose est sûre désormais, deux destinations font partie de nos projets imminents : l'Allemagne et... Les gorges du Verdon !!"

Ecrivais-je il y a maintenant 8 mois, à quelques milliers de kilomètres d'ici. Nous aurions pu voir les gorges du Verdon, qui ne sont pas si loin de chez nous, mais la chose ne s'est pas faite.

Pour ce qui est de l'Allemagne en revanche, les choses se précisent : nous avons pour cet été un projet de voyage à vélo ! Eh oui, après le canal du midi il y a deux ans, nos deux-roues trépignaient de reprendre du bitume. Les pistes cyclables germaniques nous attendent...


Au programme présumé, un départ de Mulhouse, une traversée de de la "Deutshe Alpenstrasse", une traversée de l'Autriche en rejoignant le Danube, jusqu'à Vienne. Puis jusqu'à Bratislava ! Voyage initiatique puisque la Slovaquie est un de mes berceaux familiaux... de quoi nous faire rêver durant les quelques mois qui nous séparent de l'été prochain. Même si, il faut bien le reconnaître, le boulot qui m'écrase cette année ne me laisse guère l'occasion de m'ennuyer. L'écriture du carnet de bord se trouve en panne sèche au camp de base du Lénine, et j'attends fébrilement les prochaines vacances de Pâques pour m'y remettre.


En attendant de fournir plus de détails sur l'itinéraire, nous planchons l'allemand et le matériel. Tschuss !




jeudi 13 août 2009

Trop dur de se reposer

Eh bien ça y est nous voici rentrés dans nos pénates gersois (n'est-ce pas)... et nous profitons du beau temps, des thermes, des routes où les gens roulent de manière étrangement disciplinée et mettent la ceinture... Bref, même s'il est bizarre d'entendre tout le monde parler cette langue gazouillante qu'est le français et qu'il faut se retenir de ne pas les interpeller d'un petit "pajalsta", "zdrasdtvouitié" ou autre "salam alikoum", nous ne sommes pas tout-à-fait mécontents d'être de retour.

Notre séjour à Bishkek s'est passé à glandouiller entre le Bazar et le Tsoum. Nous maîtrisons la tchouy, ses parcs et ses statues comme notre poche. On a découvert la statue de Lénine, planquée derrière le musée national mais toujours là ! Il y avait même un bouquet de fleurs à ses pieds, c'est pour dire.

Pour repartir vers Istanbul l'avion était à 3 heures du mat ce qui nous a valu une belle nuit blanche. Résultat, nous étions complètement explosés et il a fallu dormir jusqu'à midi pour récupérer un peu (pas plus de 3 heures de sommeil). Nous avions juste assez d'énergie pour flâner dans le superbe parc stambouliote où se trouvent les musées, puis pour siroter un thé avec vue sur le Bosphore. Ensuite seulement nous sommes allés manger dans notre restau habituel où on nous offre immanquablement le thé, avant de visiter (enfin) les superbes, magnifiques, grandioses citernes antiques. C'est un lieu qui incite à la méditation, un vrai voyage dans le temps à la fois mystérieux et fascinant. Dommage qu'il y ait du monde, mais la musique fort bien choisie diffusée dans ces vieilles pierres a tôt fait de nous faire oublier ces gêneurs.

Petite promenade paisible du côté de Beyazit et de l'université, on observe les gens tranquillement. Certains touristes sont lourds à photographier à bout portant sans demander l'autorisation aux gens...

Le temps passe vite à Istanbul, on regarde la mosquée bleue s'éclairer depuis la terrasse du restaurant... le spectacle est toujours aussi magnifique avec le chant du muezzin qui s'élève avec chaleur. Il ne fait pas si chaud en revanche et je grelotte avec mon débardeur. Pour se réchauffer, le mieux est de se rapprocher des narguilés aux parfums fruités tout en écoutant la musique des derviches : on l'a bien mérité !

vendredi 7 août 2009

Photos, photos !


la connexion est enfin assez rapide pour mettre des photos, yodlaitou !

Les voici donc a cette adresse :

http://picasaweb.google.com/Choux.photos/2009Kirghizstan#


Tiens, au fait...

Je peux vous le dire maintenant qu'on est en ville 'in secure', mais un centimetre de plus et je ne mettais pas les pieds a Osh (ni a Auch par la meme occasion): dans les Tian-Shan, on a traverse des pierriers quelque peu instables, l'un des blocs a roule sous mon pied, je suis tombee dans un trou. Rien de casse, mais la chute a provoque une reaction en chaine au-dessus de ma tete : un bloc enorme se detache, vacille au-dessus de moi et choisit heureusement de choir a ma droite. Jean-Michel temoin de la scene en a eu des sueurs froides...
Ouais faut avouer que dans la serie il se passe des trucs chauds ce voyage etait pas mal. Meme si tout est bien qui finit bien, on se contente de dire OK, on est chanceux mais ne provoquons pas trop cette chance.
C'est une montagne vraiment speciale, vraiment magnifique avec ses roches rouges en contrebas qui contrastent avec les vertes prairies du splendide et buccolique plateau d'Ashik Tash. Yourtes, chevaux, anes et marmottes ponctuent cet endroit unique, ou d'innombrables petits lacs s'etendent avec serenite. On y rencontre aussi tant de gens extraordinaires, commme cette petite kirghize si charmante qui nous a offert spontanement une petite yourte en feutre de sa facon, et avec qui nous avons longuement discute. Et puis il y a tous ces guides russes qui vous offrent leur aide meme dans les pires instants, tous ces grimpeurs allemands et autrichiens vraiment supers qui nous ont fait passer de grands grands moments.

Une chose est sure desormais, deux destinations font partie de nos projets imminents : l'Allemagne et... Les gorges du Verdon !! C'est incroyable mais toutes les personnes qui nous disaient 'Ah, la France c'est joli', etc, etc, avaient visite les gorges du Verdon! Donc, pour eux et pour nous, on se doit d'y aller. C'est oblige.
Il y aurait tellement d'autres choses a dire ... un avion Antonov 2 tout petit qui fait la navette Osh-AshikTash et son pilote trop cool rencontre sur le plateau (j'imagine comment ca doit remuer d'atterrir sur ce terrain cabosse!), le bazar d'Osh plein de vie qui nous rappelle kashgar, cet autrichien enthousiaste qui revient du Muztagh ata et qui enchaine avec le Lenine... Grace a lui nous avons des nouvelles fraiches du Xin Jiang en ebullition : police omnipresente, interdiction de communiquer avec l'exterieur, internet prohibe et portables hors de fonction. Trop cool les Chinois...
Ah ! Et cette expe de grecs trop sympas rencontres sur le pic. Faut le faire aussi, alors qu'on etait en grece au mois d'avril! On ne manque a present pas de contacts pour y retourner.
Marrant de ne trouver sur cette montagne que des russes, allemands et autrichiens, quelques tcheques et ukrainiens, une poignee de grecs et... deux francais. Quand on y etait en tout cas, car il parait que les premiers (et parmi les seuls) a avoir atteint le sommet cette annee etaient un groupe de skieurs francais, des militaires.

jeudi 6 août 2009

La moitie de Bruno a visite une crevasse...

Nous voici de retour a osh apres bien des peripeties sur ce fameux pic lenine...

Tout a commence dans le trajet en taxi depuis bishkek. Comme je le disais c'etait un periple long mais tres interessant. Il s'est juste passe un truc etrange arrive a Jalal Abad : le chauffeur s'arrete, nous disant qu'il va trouver une autre voiture jusqu'a Osh. Pourquoi, comment, je ne sais, mais nous voici teleportes en un rien de temps dans le spacieux vehicule d'un couple de profs d'anglais super sympas. On discute avec eux avec enthousiasme et decouvrons que le mari a bosse a Ashyk Tash pendant 4 ans comme traducteur a l'epoque ou papa y etait ! peut etre l'a-t-il croise... mais soudain Bruno realise que sa veste Softshell est restee dans le taxi... l'ambiance se refroidit un peu mais nos nouveaux amis affirment qu'on pourra la retrouver et leur entrain a nous aider est reconfortant.

Le lendemain, notre guide Oleg nous apprend que jusque la cette annee personne n'a pu atteindre le sommet : trop de neige cette annee les conditions sont exceptionnelles. Mais les conditions vont surement evoluer, nous rassure-t-il. Bien bien bien. En attendant de se preoccuper du sommet, c'est le trajet vers Ashyk Tash (camp de base) qui nous absorbe : la route est ponctuee de superbes paysages mais elle est dans un etat deplorable... Nous roulons dans une vieille jeep soviet solide mais peu confortable qui, nous l'apprendrons plus tard, avait eu un accident deux jours avant car le chauffeur (le notre donc) s'etait endormi au volant ! heureusement qu'a ce moment nous ignorions ce detail. Cela ne nous empeche pas d'eprouver quelques frayeurs lors d'une epique traversee du torrent... Pour etre honnete, je n'aurais jamais cru ca possible... maintenant, oui. Mais c'etait si incroyable que j'ai dit a Bruno en arrivant au camp ''ouf, le plus dur est fait !''. Petite erreur d'appreciation comme vous allez le voir.

Les premiers jours, nous beneficions d'un temps magnifique qui permet de s'acclimater aux alentours sans mouiller le gore-tex. Mais la neige est si abondante que nous n'allons pas au Petrovski: on s'enfonce jusqu'aux hanches et il aurait fallu y aller avec tout l'equipement.
Apres deux jours non de repos mais de marche, on monte au camp 1 (camp de base avance) ou l'ambiance plus kirghize que russe nous satisfait pleinement.

Et puis les choses serieuses commencent des le lendemain : le glacier commence ici, a 4000 m d'altitude. Et le ressaut jusqu'au camp 2 est sacrement raide, ponctue de quelques crevasses que nous apercevons d'ici. Oleg, le guide, annonce au moins 6heures de marche, plus la descente. L'objectif est de monter la tente, le gaz et la bouffe, puis de redescendre. mais les sacs sont deja tres lourds, Bruno est charge comme un mulet et moi aussi. Heureusement que les Krissous ne voyaient pas ca.
On marche lentement, vraiment lentement... je sue sang et eau sur ce ressaut a plus de 45 degres dont les marches taillees dans la neige sont un supplice pour chacun de mes pas (elles sont tres espacees). Lorsqu'on arrive au bout du premier ressaut, une enorme crevasse est a sauter. C'est a croire qu'on veut m'achever... Avec le poids du sac, je pense que je serais restee bloquee au-dessus de la crevasse sans l'impulsion d'Oleg. OK... encore quelques crevasses, et un groupe de tcheques operent un sauvetage : leur sac est tombe dedans !
On pense qu'il ne reste plus grand-chose ensuite. Le camp est juste derriere ce ressaut, non? Oleg repond evasivement qu'il reste 40 minutes, ou une heure et demi, ca depend.
Ca depend en effet. je m'arrete a chaque pas, epuisee, la fin est horriblement longue apres un nouveau long plateau. Avec cela, le temps se gate. Les derniers metres sont les plus durs, interminable, l'impression horrible de ne pas pouvoir avancer. Le vent se leve, il fait froid, je laisse la mon sac que Bruno ira chercher une fois en haut. On aura mis 8 heures a monter.
Des ukrainiens me donnent du the, je reste bloquee comme un automate en panne pendant que Bruno et Oleg montent la tente. ca y est, il neige vraiment et il faut redescendre...

Le lendemain, repos (ouf). Beaoucoup de rencontres et de dicussions passionnantes avec des gens passionnants. Il y a beaucoup d'allemands et d'autrichiens et ils sont tous super cool. Pas un seul francais en revanche. ca ne nous manque pas, au contraire.
Nous remontons au camp 2, avec l'intention d'y dormir et de monter ensuite au camp 3. ca va beaucoup mieux, on ne met que 5heures et demi cette fois. Le ressaut est toujours aussi horrible neanmoins.
Horrible apres-midi a rester dans la tente, le soleil est brulant et l'atmosphere de la tente etouffante. Il fait une telle chaleur qu'on s'applique regulierement des cataplasmes de neige. Nous sommes a 5400m. Tout va bien sinon, je ne suis pas malade.

Le lendemain, montee au camp 3 avec encore du portage. Deux nouveaux ressauts. le premier me fait souffrir, mais le deuxieme, le dernier, celui qui monte au pic razdelnaya, est bien pire que cela. 300 m de denivele en pur ressaut, dans une neige laborieuse, j'ai vraiment cru y rester. Mais la-haut... c'etait purement magnifique. La vue sur les sommets du pamir est degagee, ils sont incroyablement beaux notamment le pic du Communisme... ca ne ressemble a aucune autre montagne que nous connaissions.

la tente est montee au sommet du pic. Nouvelle nuit a 5400, pour s'acclimater car j'ai quand meme vomi a 6100.

redescente au camp de base... Et la, sinistre nouvelle : deux russes seraient morts, tombes dans une crevasse. En fait, c'est la neige qui s'est affaissee sous eux, soudain, lors d'une pause, sur le chemin normal du camp 2. Ce n'etait pas un pont de neige et de nombreuses personnes font halte a cet endroit. Finalement, un seul est mort. l'autre a le bras casse. Coup dur.

Le lendemain nous retrouvons nos amis allemands jan et Arnulf avec qui nous avons deja bien sympathise... et nous sommes surpris car ils devraient etre au camp 3 ! Que font-ils au camp de base ? leur visage est sombre, ils semblent tres perturbes. Arnulf explique, d'une voix saccadee. ils etaient sur les lieux de l'accident. Une dizaine de personne etait autour et ne bougeait pas, c'est jan qui est descendu dans la crevasse et a vu le corps deja sans vie de l'un des deux.
Du coup ils ont demonte tous les camps, et eux si motives au debut sont completement eteints. Ils renoncent au sommet. Tres secoues par cette nouvelle, nous mettrons nous aussi du temps a nous motiver pour monter a nouveau. heureusement, nous avons deux jours de repos. Nous les passons a discuter de longues heures avec eux, nouant une heureuse relation et se promettant de se revoir.

Motives par le guide nous repartons bien, deux jours apres, malgre un temps horrible. Les adieux avec jan et Arnulf sont durs. Il n'est pas facile pour eux de nous voir remonter et les larmes ne sont pas loin d'un cote comme de l'autre.

Des previsions suisses nous promettent du beau temps pour 5 jours mais que nenni. La montagne est desormais chauque jour noyee dans le blizzard et la neige. C'est correct le matin seulement... et encore. Mous remontons quand meme, toutes nos affaires sont la haut. J'ai peur que tout ait disparu d'ailleurs tant les vents ont ete violents ces derniers jours. Au camp 1 plusieurs tentes se sont envolees. Qu'en est-il des notres?

Par miracle, motre brave tente Bionnassay a tenu au camp2. le lendemain, au camp 3, apres une nouvelle soufrance sur le dernier ressaut, nous decouvrons bien notre tente mais... squattee par un couple de russes ! sacre mauvaise nouvelle, d'autant que le vent est violent et qu'il souleve des nuages de neige. Bien sur ils partent, mais c'est un peu special comme arrivee la-haut.

je ne suis pas malade. on reste dans la tente et jouons meme aux des. Nous sommes tous les deux assez en forme pour faire de la bouffe, ce qui est enorme.

La nuit est dure par contre. Le vent siffle continuellement, a vous rendre fou. Je l'entend malgre les boules quies et les secousses infligees a la tente sont extremement violentes. On se sent comme un minuscule ballot dans la tempete, impuissant. Lorsque le reveil sonne, rien n'a change. Oleg annonce qu'on ne part pas pour le sommet, on attend.
Moi, j'ai un mal de tete qui augmente de plus en plus. Des nausees commencent. ce n'est pas bon signe. Je ne bouge plus, prostree, et Bruno va chercher Oleg qui vient nous voir. Il est effraye: il faut demonter le camp et redescendre immediatement. Il me donne du diamox, ce qui me requinque un peu.
Pendant une heure il faut tout ranger mais une fois en plein vent le froid est mordant et on se gele les mains et les pieds. Les rafales solevent d'impressionnnants nuages de neiges, on se croirait en antarctique... c'est a la fois incroyablement beau et terriblement effrayant. Les crampons sont geles et il est incroyablement difficile de les attacher. Chacun de nos gestes semble handicape... Heureusement que Oleg est la pour s'occuper des tentes...

Descente au camp 2. je vais mieux. Le temps, lui, est toujours mauvais. Descente le lendemain. Ouf. Moralement, on n'en peut plus ni l'un ni l'autre. On est deshydrates et la bouffe d'altitude nous pese. Bruno en a marre du gout de metal de la bouffe.

Un autrichien esseule s'encorde avec nous pour la redescente vers le camp 1. Il y a beaucoup plus de crevasses qu'au debut, beaucoup se sont ouvertes et d'autres se sont elargies. Juste avant de traverser l'une d'entre elles, Bruno pose son sac. Il semble tenir mais... ne tient pas et roule ! Bruno et l'autrichien manquent de le rattraper, moi qui suis devant je me jette dessus et l'agrippe mais il est trop lourd et je le lache plutot que me faire entrainer par son poids. Il etait temps ; je le vois rouler devant moi encore quelques secondes, come au ralenti, et chuter dans le gouffre. Un peu plus et on etait tous dans la crevasse.

Silence. Chacun regarde le trou beant ou le sac vient de disparaitre. On se sent impuissant et ridicules. Oleg prend les choses en main sans hesiter, s'assure et descend dans le trou. Pendant de longues minutes, on n'entend plus rien. Le silence est angoissant. On l'appelle. Il repond, ouf ! encore de longues minutes et la corde se tend : le voici qui remonte, essouffle par l'incroyable effort qu'il vient de faire. Il se hisse sur la corniche, puis remonte le sac peniblement, aide par quelques russes qui passaient justement. Nous restons a l'ecart du trou car sommes decordes pour le moment.

Le sac sort enfin, couvert de neige et de glace... Il etait a 15 metres de profondeur et nous sommes chanceux ; il aurait pu tomber plus bas et c'aurait ete alors impossible de faire quoi que ce soit...

La suite est sans histoire, mais tout cela nous a remues pour un moment. le temps la-haut est toujours pourri et nous n'avons aucun regrets. L'essentiel est vraiment d'etre ici maintenant, entiers, et en vie.

Bises a tous, nous profitons maintenant du calme incroyable de la vie normale et revenons demain sur Bishkek.

samedi 18 juillet 2009

Sur la route de Auch a Osh


Salam, Zdrasdvouitie !


Nous voici ce soir a Osh, apres quelques petites peripeties dont on ne peut que se trouver heureux de vivre apres tout. Que dire sinon que la Turquie est toujours aussi belle, que nous avons bien retrouve nos deux auto stoppeurs devant Sainte Sophie, que les avions de Turkish airlines sont toujours au poil et qu'on a joue a la belotte pendant le vol... apres avoir ecoute les trepidants recits de nos deux globbe-trotteurs bien sur.

A Bishkek nous avons facilement retrouve l'agreable logis de Pierre et Maha, mais l'attente pour l'obtention du visa a ete horriblement longue ! A cote l'an passe c'etait du tout cuit pour ceux qui savent de quoi je parle... Surtout ces especes d'aparatchiks a la noix qui nous ont double sur le fil en alignant billets et lettre d'invitation ronflante... les aurait bouffe ces deux-la.

Mahabat nous a accueilli comme des rois, leur toute nouvelle yourte est super et les confitures toujours aussi delicieuses. Le Tsoum et son bankomat salvateur n'ont pas bouge, pas plus que le superbe Osh Bazar dont l'ambiance a seduit tout le monde !

On est parti le lendemain seulement vers les Tian Shan parce qu'on etait vraiment nazes le premier jour. Le voisin de Mahabat, trop sympa, nous a accompagnes jusau'a Osh Bazar pour nous aider a trouver la martrouchka n 265 menant a Ala Archa... Et il fallait bien ca ! La vallee est vraiment magifique. On a randonne trois jours, le temps de remonter jusqu'a la limite de la neige qui est tombee tres tres bas cette annee. On voulait franchir le col a la base, pour atteindre un lac de l'autre cote mais c'etait impossible : on n'etait pas equipe pour la neige et le temps etait plutot pourri. Je ne sais pas si on est mal tombe ou si ce coin est un pot de chambre dans le plus pur style plaine du po, mais on s'est pris pas mal de flotte sur la tronche. Enfin, vaut mieux ca que des caillasses, n'est-il pas ?

J'abrege, ce matin nous sommes partis pour Osh pendant que nos deux auto-stoppeurs ronflaient encore. Ils vont visiter de leur cote le Song kul et l'Issyk-kul, avec peut-etre une randonnee de 8 jours entre Naryn et Bonkobaevo... Mahabat s'est levee a six heures expres pour nous la pauvre et a appele un premier taxi qui nous a mene a Osh Bazar. Apres un marchandage folklorique on a trouve une bonne merco ou rentrait tout le paquetage (pour info mon gros sac fait 22 kilos et celui de Bruno 21 : avec les petits on est a 30 chacun ouaaaa), on est partis. Dans le taxi collectif avec nous, un kirghize genial fermier pres de Jalal Abad, et une jeune femme accompagnee d'un bebe heureusement sage qui ne m'a pas vomi dessus et d'une petite fille probablement affigee d'une maladie rare qui la faisait paraitre tres agee (elle ne ressemblait pas a une naine). Assemblage heteroclite mais voyage on ne peut plus agreable, malgre ses douze heures de route.

Bon j'abrege la aussi parce que je suis fatiguee mais ce trajet fut tres haut en couleurs, superbe en rencontres et meme si on a peut etre egare quelque chose la n'est vraiment pas l'essentiel.

Bises a tous depuis cette zone frontiere qui nous plait beaucoup, et a dans quelques temps !

Pour les photos, c'est par ici : http://picasaweb.google.com/Choux.photos/2009Kirghizstan


jeudi 9 juillet 2009

Cartes topographiques : la Kirghizie et le Pic Lénine (7134m)

Carte du pic Lénine au 50 000 ème

Pour voir ces cartes plus précisément, cliquer ici et ici

lundi 6 juillet 2009

On se prépare en vidant le porte-monnaie...

Nous sommes prêts à nous envoler la semaine prochaine : je ne sais pas encore quel sera le poids du sac mais le porte-monnaie sera, lui, sérieusement allégé ! en témoignent nos derniers achats ...


Nous avons monté la tente tout-à-l'heure entre deux gouttes de pluie : cette bionnassay T 3 nous semble très convaincante ! plus qu'à la tester sur le terrain.